« Hacer el dedo » en Argentine : défi relevé !

A la vue des prix exorbitants que pratiquent les bus argentins (et aussi car nous n’avions pas encore eu vraiment l’occasion de parler espagnol), nous avons décidé de nous rebeller et de… faire du stop !
On a tenté une première fois pour faire El Calafate – Ushuaia puis après ce beau succès se sera Ushuaia – Puerto Madryn! Soit un total de 2700 km (pour rappel la distance de la France du Nord au Sud est de 970km!) !

On avait beaucoup entendu que faire du stop en Argentine était assez courant donc nous étions prêts à tester! D’après ce que nous savions, l’endroit stratégique pour se faire prendre se situe à la sortie des villes où se situe les contrôles de gendarmerie.

Faire du stop nous a permis de faire de belles rencontres, d’apprendre beaucoup sur l’Argentine et son économie compliquée, de voir la Patagonie plate et sans fin défiler devant nos yeux sur des centaines de kilomètres, de voir plein de guanacos, moutons, lièvres, et autres animaux en tout genre, de voir des couchers et levers de soleil hallucinants et de vivre des moments que nous n’aurions jamais pu vivre autrement. Vincent a aussi pu réapprendre l’art du maté avec les camionneurs, la boisson typique d’Argentine.
Pour moi qui avais un peu de mal à me remettre à l’espagnol, ça m’a aidé car mine de rien il faut faire la conversation pendant le trajet et je devais prendre un peu le relais sur Vincent (même si il reste le principal interlocuteur 😉. Nous avons trouvé vraiment facile de se faire prendre en stop (et plus particulièrement dans le sud) les gens s’arrêtent quasi systématiquement même si c’est juste pour vous « avancer » de quelques kilomètres. Voyager en camion a quelque chose d’assez inoubliable et de particulier. Chaque camionneur est différent mais ils partagent tous cette même passion pour le travail qu’ils font. Même si certains avouent trouver les conditions de travail difficiles, Ils aiment énormément ce qu’ils font. Ils voient leur travail comme « un voyage« , ils considèrent qu’ils voyagent tous les jours.
Pour nous, cela nous semble très dur: plus de 10000 km dans le mois, certains ne voient leurs famille qu’une fois par mois et avouent donc rater des moments importants…

Cela prendrait trop de temps de vous raconter toutes nos rencontres mais parmi les plus belles et les plus inoubliables on pourra citer Marcelo, qui fût le premier camionneur à nous prendre en stop et qui nous laissera planter notre tente au pied de son beau camion Budweiser en plein milieu de la terre de feu chilienne;  Anibal, qui en plus de nous avoir pris en stop s’est improvisé guide touristique et nous a même proposé un hébergement ; Gaston qui nous a accueilli dans son camion, nous a offert a manger et nous a même laissé dormir dans sa cabine pour nous éviter de finir congelés dehors; Ruben qui ne voulait pas parler avec Vincent pour éviter de réveiller Marlène qui dormait,…

En définitive, un grand merci a Luciano, Christian, Julio, Marcelo, Alejandro, Noemie, Anibal, le couple Equatorien, Daniel, Claudio, les deux soeurs Argentines, le « couple dans la C3 »: tous ces Argentins, Chiliens et Équatoriens qui nous ont pris en stop (et qui ne liront jamais ces lignes mais c’est pas grave ;))

Si vous vous posez encore la question de tenter de faire du stop ou non… N’hésitez plus c’est une des plus belles expérience de voyage qu’il nous ait été donnée de vivre!

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